G20 - Régulations et Fiscalité du Bitcoin | Jeunes Loups

G20 – Régulations et Fiscalité du Bitcoin

Compte rendu rapide de ce qu’il s’est dit au récent G20 en Argentine. Engagement très contrasté selon les pays vous verrez. Bon visionnage !

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Transcription Textuelle :

Salut les Jeunes Loups c’est Jean-Marie. Aujourd’hui on va parler du G20 qui vient d’avoir lieu en Argentine. On va voir la position de chaque pays membre et ensuite on va voir si l’un d’entre eux prévoit de bannir les crypto et l’impact que cela pourrait avoir sur le bitcoin et le marché en général. On voit tout ça après le générique.

Alors le G20 c’est quoi ces 19 pays membres ainsi que l’Union européenne qui elle-même est représentée par la Banque centrale européenne et la Commission européenne. Tout ce petit monde se réunit et discute des plus grands problèmes économiques mondiaux et plus précisément de la stabilité financière. C’est la France avec Bruno Le Maire qui a propulsé le débat du Bitcoin et de la régulation des cryptos sur la scène internationale. Donc même s’il a été maladroit dans ses propos on peut l’en remercier pour tout ça. Dès le début du G20, Mark Carney le président de la FSB, Financial Stability Board, a annoncé que le bitcoin ne devrait pas représenter une menace pour l’économie mondiale. Cela a redonné de la confiance aux investisseurs et le bitcoin a repris quasiment 1.000 dollars dans l’heure qui a suivi. Il a aussi annoncé qu’il ne souhaitait pas créer de nouvelles lois concernant la régulation des crypto monnaies mais plutôt modifier une loi déjà existante, ce qui prend bien évidemment plus de temps sur le long terme. Avant de faire le détail pays par pays. L’avis général est que la Blockchain représente une innovation intéressante qui peut améliorer le système financier actuel.

ARGENTINE

On commence sans plus attendre avec le pays organisateur de ce G20, l’Argentine. Ironie du sort, l’Argentine n’est pas du tout fan des cryptos mais elle ne souhaite pas faire de régulation contre les cryptos monnaies pour autant.

FRANCE

Ensuite on passe à la France. Vous attendez sûrement avec impatience la France et l’Allemagne étaient les deux plus intéressées de ces discussions qui ont amené le sujet sur la table et qui voulaient un cadre vraiment bien défini pour des échanges à l’échelle mondiale. Ils sont un petit peu déçu parce que bien évidemment 20 personnes autour d’une table c’est la première fois qu’on parle du sujet, rien de concret n’est sorti. Donc il faudra attendre juillet pour ça. On en parlera un petit peu à la fin de la vidéo mais la position de la France a un peu changé dans le sens où elle est vraiment plus optimiste qu’au début des crypto monnaies ils souhaitent vraiment un cadre bien défini que ce soit pour l’utilisation du bitcoin, des crypto monnaie et des ICO, et l’Allemagne pareil pour des échanges à l’échelle mondiale.

ALLEMAGNE

Pour la petite histoire Bercy se baserait sur les propositions de l’AMF en ce qui concerne la régulation des ICO et des cryptos monnaies en général qui sont beaucoup moins sévères que ceux de la SEC en Amérique. En ce qui concerne l’Allemagne elle a déjà commencé les travaux de régulation sur son territoire par exemple vous n’êtes pas taxé lorsque vous achetez du café par exemple avec des bitcoins.

AUSTRALIE

On passe ensuite à l’Australie. L’Australie est un des premiers pays à s’être prononcé en ce qui concerne la taxation des crypto monnaies et la régulation pour les Exchange et pour les investisseurs. L’optique est vraiment du côté on s’adapte plutôt qu’on bannit.

BRESIL

Le Brésil quant à lui ne souhaite apporter aucune forme de régulation sur la crypto monnaie. Le gouvernement comprend tout à fait la puissance de la Blockchain et les impacts positifs que cela peut avoir dans leur pays et sur leur économie et vont donc redoubler d’efforts, c’est à dire injecter plus d’argent et de plus de temps dans des projets de ce type-là. Le président de la banque centrale brésilienne a même ajouté qu’il ne suivrait pas forcément les recommandations du G20 en ce qui concerne les régulations.

CANADA

On passe maintenant au Canada qui comme l’Australie apprivoise petit à petit les crypto monnaies et s’adaptent au marché plutôt que de bannir d’un trait les crypto monnaies. D’ailleurs le gouvernement a lui-même annoncé la naissance d’un premier Exchange basé au Canada sur la blockchain.

CHINE

Ensuite on a la Chine après avoir banni des ICO vers la fin 2017 après avoir banni les IP des exchanges à l’étranger, on a bien compris que la Chine n’était pas du tout fan du bitcoin. Ils n’étaient pas du tout pour dans les discussions. Est ce que c’est pour laisser la voie royale aux NEO, on ne le sait pas encore tout ce qu’on sait c’est qu’ils sont farouchement contre les crypto, enfin plutôt le bitcoin et ça reste une affaire à suivre.

INDE

Dans la catégorie des pays contre les cryptos monnaies on a l’Inde qui est farouchement contre qui met une pression phénoménale sur les Exchange basés là bas et d’ailleurs ils jettent l’éponge un à un parce que c’est beaucoup trop dur de faire avec les nouvelles régulations et réglementations qui mettent en place chaque jour. Même s’ils n’ont rien dit encore sur l’interdiction des crypto monnaies on comprend vraiment qu’ils ont une position très fermée et on ne sait pas encore leur position finale. On attend avec impatience ce qui va se passer en juillet pour avoir un état des lieux clairs.

INDONESIE

Toujours au rayon des mécontents on a l’Indonésie. Pas du tout pour le développement des crypto monnaies et a même été jusqu’à interdire strictement les paiements effectués en bitcoins en octobre 2017.

ITALIE

On revient en Europe avec l’Italie qui a complètement changé son fusil d’épaule en ce qui concerne les crypto monnaies. L’Italie est clairement passée du côté des supporters du bitcoin avec leur décret de début mars dont je vous mettrais le lien en description et favorise vraiment le marché florissant de tous les business liés au Bitcoin.

JAPON

On repart en Asie avec le Japon qui est très orienté nouvelles technologies et à fond sur le bitcoin et les cryptos, maintenant ils sont complètement dépassés en termes de régulation et le G20 leur a bien fait comprendre. Pour ce faire ils vont monter une cellule spécifique qui a pour but de pallier ce problème.

MEXIQUE

On passe maintenant au Mexique. Alors ça va être très rapide ils sont à deux doigts voire plutôt une signature de mettre en place toute la régulation des crypto monnaies dans leur pays.

RUSSIE

Ensuite on a la Russie en très grande nation qui a fait couler beaucoup d’encre en ce qui concerne la réglementation des crypto monnaies. Un coup pour, un coup contre, un coup ils veulent développer leur propre crypto monnaie, le crypto rouble et voilà ce qu’ils ont dit au G20. Ils cherchent principalement à réguler et contrôler les crypto monnaies. Ils veulent interdire l’accès aux échanges décentralisés et veulent développer leurs propres crypto roubles et le sortir mi 2019.

ARABIE-SAOUDITE

À l’inverse de la Russie, l’Arabie Saoudite fait beaucoup moins parler d’elle dans les médias et ne sait vraiment pas beaucoup exprimer en ce qui concerne la régulation des cryptos et spécifiquement du bitcoin vu leur politique très stricte en ce qui concerne le blanchiment d’argent et la corruption. On peut s’attendre à ce qu’il ne soit pas très fan des Bitcoins et la crypto monnaie. Je pense malheureusement que c’est une méconnaissance du sujet qui s’y connaissait vraiment comment marche le bitcoin la Blockchain et les blockchains public ils comprendraient bien que justement cela aiderait à enlever toute forme de corruption et de blanchiment en large.

AFRIQUE DU SUD

Dans le même ordre d’idées on a l’Afrique du Sud qui adopte une approche assez conservatrice en ce qui concerne les crypto monnaies et ne veulent pas faire les choses hâtivement, et ne veulent rien bannir si ce n’est pas justifié. Donc ils ont proposé un environnement de test pour toutes les entreprises et les banques qui souhaitent tester les solutions blockchain.

COREE DU SUD

On repart en Asie avec la Corée du Sud qui a fait parler d’elle pour les mauvaises raisons. Pour la petite histoire le gouvernement a annoncé cela sans l’accord du ministère de la stratégie et de la justice et de tous les autres organismes impliqués dans la recherche sur la blockchain et les crypto monnaies en termes de régulation.

TURQUIE

En ce qui concerne la Turquie ils ont réfléchi eux aussi à faire leur propre crypto monnaie tout comme la Russie et le Venezuela avec leur fameux Petro qui fait grand bruit en ce moment, vous en avez sûrement entendu parler.

ROYAUME-UNI

Le Royaume-Uni quant à lui est plutôt en recul jusqu’ici sur les cryptos monnaies. Il a simplement été franc au G20 en rappelant les risques liés aux investissements sur les cryptos monnaies et l’impact possiblement négatif que cela pourrait avoir sur l’économie mondiale. De leur côté ils ont quand même lancé une enquête spécifique sur les cryptos monnaies sur l’impact que cela aura sur les investisseurs et sur les entreprises britanniques.

USA

En ce qui concerne les USA il va y avoir une politique probablement à deux vitesses. D’un côté on a la SEC qui va s’acharner à avoir un cadre bien strict et bien régulé pour tout ce qui est ICO, régulation et taxation avec l’IRS et de l’autre côté on a par exemple des membres du Sénat qui proposent de « ne pas nuire » tout comme ils l’ont fait au moment du développement d’Internet c’est à dire qu’on laisse les choses se faire, on apprivoise mais on ne nuit pas non. Si ces deux entités arrivent à bien collaborer je pense que ce sera vraiment bien pour les cryptos mais c’est surtout pour l’instant je le répète une histoire d’argent. Parce que sur le nombre de personnes qui possèdent des bitcoins en Amérique il y en a vraiment une toute petite fraction qui ont déclaré leurs impôts et je pense que c’est surtout ça qui ne leur fait pas du tout plaisir.

UNION EUROPEENNE

L’Union européenne donc comme je disais en début de vidéo représentée par la Commission européenne et la Banque centrale européenne a avoué lors de ce G20 que la réglementation des cryptos n’était pas une des top priorités du moment même si elle a quand même une approche assez conservatrice un peu comme l’Angleterre sur le fait que ça pourrait être une menace et qu’il y avait un danger quand même pour les investisseurs et pour certaines entreprises.

Pour résumer il était clair qu’il ne fallait pas s’attendre à avoir un cadre législatif bien délimité après deux jours de débats à 20 personnes. Maintenant les Etats membres ont décidé de se revoir en juillet et entre temps de développer des cellules d’investigation pour répondre à des questions bien précises sur par exemple comment implémenter telle ou telle règle.

C’est tout pour ce G20, j’espère que ça vous a plu. S’il y a des sujets spécifiques que vous voulez qu’on traite n’hésitez pas à nous le mettre en commentaire. En attendant abonnez-vous, parlez-nous sur notre Telegram ou suivez-nous sur Instagram on poste beaucoup de Story donc c’est plus la vie de tous les jours et en attendant je vous dis à la prochaine !